Réparation de voile de kite-surf : une mode qui vogue sur l’éco-responsabilité

Publié par kzuretti le

Découvrez le portrait de Delphine qui recycle les voiles de Kite-surf à sa manière

La réparation de voile de Kite-surf voilà de vous nous allons vous parler.  

Avant de laisser la Kreakite : une marque de recyclage de voile en objet de mode, Delphine avait en tête un tout autre projet de vie.

Delphine était prête à conquérir avec son mari le marché de la grande distribution. L’ouverture de leur premier magasin semble avoir un avenir tout tracé. Toutefois, la vie réserve de nombreuses surprises, mais aussi des inquiétudes.
En fin de compte, 6 mois avant la signature avec l’enseigne, les doutes sont bien présents. Ils décident alors ensemble de choisir une tout autre direction et d’en terminer avec ce projet d’achat. Quelques temps plus tard, Delphine trouve sa voie dans l’entrepreneuriat avec un projet fou : recycler les voiles de kitesurf. Cette nouvelle route commence par un voyage à l’étranger puis vers un projet éco-responsable dans la mode. L’entrepreneuriat pour une raison qui lui échappe l’attire. Soutenue par sa famille et son conjoint, Delphine se lance.

La Tanzanie terre promise du Kite et source d’inspiration pour Delphine dans la réparation de voile de Kite-surf

Tout d’abord, la réparation de voile de Kite-Surf est survenue lors d’un voyage.
Pour eux, ils de le point sur leurs vies professionnels en partant loin : « Afin de reprendre un nouveau souffle, nous partons en Tanzanie ».

Il s’agit d’un archipel de l’océan Indien situé en face des côtes tanzaniennes, formées de trois îles principales, réputé pour la pratique du kitesurf.
Ensuite Delphine commence sur place peu à peu à réparer les voiles abîmées. Et de là, une idée lui vient : « pourquoi ne pas essayer de fabriquer des produits dérivés avec les voiles trop esquintées ? »

Challenge acceptée, elle se mit  à la couture et expérimente ce projet haut en couleur.

Qu’est-ce que le kite surf ?

Le kitesurf est conçu dans les années 1960. Il s’agit d’une planche tractée par un cerf-volant et directement reliée au surfeur.
À la suite d’un travail d’expérimentation pour améliorer la voile, les frères bretons : Quimperois Dominique et Bruno Legaignoux déposent le brevet de l’aile courbe à structure gonflable.

Le kitesurf continue son histoire et devient un sport à part entière.

Créative et passionnée, Delphine redonne vie à de vieilles ailes de cerf-volant en de superbes accessoires de mode. La réparation de voile de kite-surf, devient un projet qui lui tient à coeur.

Mode éco-responsable et kitesurf, le parcours de Delphine au départ lui semble difficile. Delphine monte son entreprise tout en perfectionnant son nouveau métier de créatrice.
De nombreux doutes existent, mais l’entrepreneuriat lui apprend à s’entourer de personnes qui la soutiennent, dont sa famille qui achète ses premiers projets. Ce sont des produits locaux, recyclés et de qualité. Les produits de Delphine sont recyclables à 90 % pour certains. Certains produits comme la fermeture éclair ne sont pas encore recyclables.
L’objectif final est de réutiliser le matériel de départ à 100 %.
Lentement mais sûrement, Delphine tâtonne dans son projet, car elle souhaite le pérenniser.
Delphine est attentive au moindre détail et améliore son travail constamment.

Kreakite mode éco-responsable et kitesurf, une marque upcycling

« J’ai commencé à coudre pour réparer les voiles à Zanzibar »

Chirurgienne du « Kite », Delphine veut aller plus loin. Sensible à l’environnement, elle voit le potentiel du matériel abîmé. Pourquoi ne pas leur donner une seconde vie ? Après de nombreux essais sur des voiles abîmées, Delphine se perfectionne en couture. Riche en idée, cette jeune femme prend confiance en elle.

« Pourquoi ne pas réussir à faire de cette nouvelle passion, un métier ? »

La marque Kreakite est née petit à petit, inspirée de la glisse et de la création écoresponsable

«Zanzibar, c’est toute ma vie professionnelle qui a été bouleversée par ce pays » et finalement Delphine s’en inspire pour lancer une marque aux couleurs  peps , dynamique qui lui ressemble. L’accès des manifestations coûte très cher. Pour affronter la concurrence, le marché nécessite de mettre en avant les produits du coin et de collaborer avec certains artisans des environs.

« Demande ce que tu veux, nous le produisons, si c’est réalisable ».

Produire à la demande devient de plus en plus un concept et finalement une alternative à une consommation plus réfléchie. Si la qualité du produit s’avère trop mauvaise, elle préfère proposer d’autres solutions.

La consommation collaborative met une nouvelle relation entre l’entreprise et le consommateur. On aime une marque parce qu’elle nous ressemble. La firme de demain sera peut-être celle du « slow-marque », celle qui prend le temps d’écouter, d’imaginer et de créer avec le consommateur une confiance. La réparation de voile de Kite-Surf  permet d’échanger sur les pratiques des surfeurs et de leurs envie. Ca sensibilise également.

Les consommacteurs seront peut-être moins exigeants sur l’immédiateté du produit et plus dans la recherche d’une proximité avec le créateur.
Avec une économie qui se repose plus sur le partage, et la confiance, le pouvoir d’influence est de nouveau remis entre les mains des consommateurs avec la marque  Kreakite .

Cette pratique nautique inspire par la suite toute une collection de créatrice qui se veut écoresponsable

« Ceux qui croient en moi, moi je veux croire en eux »

Le recyclage dans son travail s’impose naturellement dans son business modèle.
Ceux qui lui ramènent les voiles abîmées sont ces premiers fournisseurs. En échange, ces personnes reçoivent des réductions sur ces produits. L’avantage, c’est qu’ils peuvent se débarrasser de leurs matériaux abîmés difficilement recyclables pour leur en donner un nouveau souffle.
Monter une entreprise sur le concept « made in France » impose une certaine cohérence pour exister et surtout d’un réseau local pour se faire connaître. Delphine déplore le soutien des salons qui affiche les mêmes prix pour les grandes marques internationales que pour les petites entreprises de la région qui se développent à peine.

Catégories : Portrait

0 commentaire

Laisser un commentaire

Avatar placeholder

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*

code